Le dépistage

Le dépistage du cancer du sein est l'un des moyens les plus efficaces pour agir contre la maladie. Aujourd'hui, 1 femme sur 8 est concernée par un cancer du sein au cours de sa vie. Pourtant, lorsqu'il est détecté à un stade précoce, les chances de guérison sont considérablement plus élevées et les traitements sont souvent moins lourds, avec moins d'effets secondaires.
C'est pourquoi il est essentiel de connaître les recommandations de dépistage et d'adopter un suivi régulier à chaque étape de la vie. Consultation médicale, palpation des seins et des aisselles, auto-palpation mensuelle, mammographie ou échographie lorsque cela est nécessaire : ces gestes de prévention permettent de repérer d'éventuelles anomalies le plus tôt possible.
À partir de 25 ans, un suivi médical régulier est recommandé. Dès 50 ans et jusqu'à 74 ans, les femmes peuvent également bénéficier du programme national de dépistage organisé. S'informer, être attentive à son corps et respecter les recommandations de dépistage, c'est devenir pleinement actrice de sa santé.
sources : ameli.fr / Institut National du Cancer
C'est pourquoi il est essentiel de connaître les recommandations de dépistage et d'adopter un suivi régulier à chaque étape de la vie. Consultation médicale, palpation des seins et des aisselles, auto-palpation mensuelle, mammographie ou échographie lorsque cela est nécessaire : ces gestes de prévention permettent de repérer d'éventuelles anomalies le plus tôt possible.
À partir de 25 ans, un suivi médical régulier est recommandé. Dès 50 ans et jusqu'à 74 ans, les femmes peuvent également bénéficier du programme national de dépistage organisé. S'informer, être attentive à son corps et respecter les recommandations de dépistage, c'est devenir pleinement actrice de sa santé.
sources : ameli.fr / Institut National du Cancer
Comment se faire dépister ?
Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein
Mis en place en 2004 et généralisé à l'ensemble du territoire français en 2005, le programme national de dépistage organisé permet aux femmes de 50 à 74 ans de bénéficier, tous les deux ans, d'une mammographie prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans avance de frais.
Son objectif est simple : détecter les cancers du sein le plus tôt possible afin d'améliorer les chances de guérison et de réduire la mortalité liée à la maladie.
En dehors de cette tranche d'âge, une mammographie peut également être prescrite lorsqu'elle est médicalement indiquée, notamment en présence de facteurs de risque, de symptômes ou dans le cadre d'un suivi spécifique. Avant 50 ans comme après 74 ans, cet examen est pris en charge par l'Assurance Maladie à hauteur de 70 % du tarif conventionnel, le reste pouvant être remboursé par la complémentaire santé. En 2025, le tarif conventionnel d'une mammographie bilatérale était fixé à 66,42 €.
source : ameli.fr
Un dépistage réalisé dans des conditions de qualité
Le programme repose sur un protocole rigoureux afin de garantir la fiabilité des examens :
- un examen clinique des seins ;
- une mammographie avec deux clichés par sein, complétée si nécessaire par des images supplémentaires ;
- une interprétation des résultats par des radiologues formés ;
- une seconde lecture des mammographies jugées normales pour renforcer la sécurité du diagnostic ;
- des contrôles réguliers des équipements et une évaluation continue de la qualité du programme.
Un impact démontré sur la mortalité
Le dépistage organisé du cancer du sein joue un rôle essentiel dans la détection précoce de la maladie. Selon l'Institut national du cancer, il permet de réduire de 26 % le nombre de cancers diagnostiqués à un stade métastatique et de 4,7 % celui des cancers invasifs.
Lorsqu'il débute dès l'âge de 50 ans et est réalisé tous les deux ans jusqu'à 74 ans, le dépistage peut réduire d'environ 40 % le risque de décès lié au cancer du sein au cours de la vie. En comparaison, lorsqu'il commence seulement à 70 ans, cette réduction est estimée à 20 %.
La participation au dépistage est donc un enjeu majeur de santé publique. Chaque augmentation de 10 % du taux de participation permettrait de diminuer la mortalité liée au cancer du sein d'environ 2 %. Pourtant, en 2023-2024, seules
46,3 % des femmes éligibles ont participé au programme national de dépistage organisé. À ce chiffre s'ajoutent 10 à 18 % de femmes ayant réalisé un dépistage en dehors du programme organisé.
Dépistage des cancers du sein : 23 000 décés évités entre 2004 et 2018.
Le dépistage génétique
Si plusieurs membres de votre famille ont été touchés par un cancer du sein ou de l'ovaire, il est important d'en parler à votre médecin traitant ou à votre gynécologue. Il ou elle pourra évaluer votre niveau de risque et, si nécessaire, vous orienter vers une consultation d'oncogénétique.
Cette consultation permet de déterminer si un test génétique est indiqué afin de rechercher une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2, connues pour augmenter le risque de développer un cancer du sein.
Le dépistage génétique n'est pas proposé de manière systématique. Long et complexe, il est réservé aux situations dans lesquelles une prédisposition héréditaire est fortement suspectée, notamment en présence de plusieurs cas de cancers du sein ou de l'ovaire dans une même famille.
Les consultations d'oncogénétique sont assurées dans les centres de lutte contre le cancer, les établissements hospitaliers publics et certains établissements de santé privés.
L’auto-palpation des seins
L'auto-palpation est un geste simple qui permet de mieux connaître ses seins et de repérer plus facilement une éventuelle anomalie. En apprenant à observer les changements naturels de votre corps au fil du temps, vous serez plus à même d'identifier une modifiation inhabituelle et d'en parler rapidement à un professionnel de santé.
Il est recommandé de pratiquer une auto-palpation une fois par mois, idéalement à la même période du cycle menstruel (après les règles). Pour les femmes ménopausées, il est conseillé de choisir un jour fixe chaque mois.
L'auto-palpation est un complément au suivi médical, mais elle ne remplace pas les consultations régulières chez votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme, ni les examens de dépistage recommandés.
Si vous remarquez une anomalie ou si vous avez le moindre doute après une auto-palpation, consultez sans attendre votre médecin ou votre gynécologue.
Une grosseur du sein est-elle toujours cancéreuse ?
Heureusement, dans la plupart des cas il ne s'agira pas d'un cancer mais d'une tumeur bénigne comme par exemple un petit fibrome.
Aussi, en premier lieu, faut-il vous efforcer d'envisager sans trop d'anxiété et d'appréhension les examens que votre médecin peut préconiser. Il faut souligner que plus la détection de la maladie est précoce, plus vos chances de guérison sont élevées. Un suivi médical régulier, au moins une fois par an, par votre médecin généraliste ou votre gynécologue est donc conseillé.
Que faire en cas de suspicion ?
Toute grosseur nouvelle au sein ou à l'aisselle, toute modification de la forme ou de la taille de votre sein, tout écoulement par le mamelon, ou encore tout changement notoire de l'aspect de la peau du sein ou de l'aréole - crevasses, pigmentations, etc - doivent être signalées à votre médecin car elles constituent les symptômes visuels les plus répandus et qui doivent alerter.
Votre médecin pourra ensuite vous prescrire un prélèvement, par cytoponction ou biopsie, suivi d'une analyse au microscope, ce qui constitue le seul moyen de savoir si une tumeur mammaire est bénigne ou maligne.
Le choix de la méthode de prélèvement dépend de la taille de l'anomalie, de sa localisation, des résultats de la mammographie et de ce qui est suspecté avec la palpation.
Cytoponction
C'est un geste simple et peu douloureux, réalisé à l'aide d'une petite aiguille par des médecins qui en ont l'habitude. Cet examen permet souvent d'établir un diagnostic.
Biopsie
Une biopsie correspond au prélèvement d'un petit fragment de la tumeur. Une biopsie peut se fairer de différentes manières. La plupart du temps une hospitalisation n'est pas nécessaire, sauf si cette biopsie doit être réalisée avec une anesthésie générale.
Retrouvez notre guide d’auto-palpation









































































